Voilà maintenant quelques jours que nous avons posé les pieds sur le continent africain. Il nous fallait bien ça pour prendre nos marques.
Les vols se sont bien passés. De Paris à Dubaï, l’A380 m’a parut plus petit que ce que je pensais… je crois que j’imaginais l’escalier central faire un bon 3 m de large ! Bon par contre, la largeur des sièges c’est génial ! Premier vol, 1h30 de retard à l’arrivée… il ne reste plus grand chose de l’escale initiale ! À peines dans le terminal que le second vol s’affiche en « 🚨 last call 🚨 » sur les écrans 📣 … Et il nous faut passer un nouveau contrôle de sécurité puis galoper jusqu’à la porte B25. Ça tombe bien, on suit la B24 puis ça passe direct à B26 … la tuile ! Allez, on traverse et c’est comme les numéros de rues, un côté pair l’autre impair. À la différence de Rochefort, à Dubaï le B25 est à côté du B24, on y est … ouf ! Le second vol tire un peu sur les nerfs des enfants qui s’endorment à l’approche de l’arrivée.

Dès l’arrivée aux douanes, c’est le concept tanzanien de polé-polé qui s’impose à nous. 🛂 On est promenés de file en file, jusqu’à être récupérés par celui qui a l’air d’être le chef « little children, fast track this way ! » Au final, on est passés les derniers du terminal, après 2 ÉNORMES familles libanaises ! Vue que c’était le chef, je suppose toujours, il était tout le temps sollicité par les douaniers. Après une bonne heure et demie, on récupère nos sacs intacts, posés par terre dans le terminal ! Arrivés à l’hôtel, Eliott n’arrête pas de répéter « veut voir la fête ! » 🥳 En fait l’hôtel a une vue imprenable sur un minaret à haut-parleurs. La fête c’est le chant du muezzine qui obnubile Eliott ! 🕌
La ville de Dar Es Salaam ne s’appréhende pas si facilement ! Grands bâtiments serrés les uns aux autres. Beaucoup de monde. Soleil pesant. Ajoutons à cela qu’il nous faut prendre le rythme de notre côté. Filtration de l’eau, prise des antipaludéens (pas simple pour les enfants), gestion de l’argent, organisation des journées. Les enfants doivent aussi s’acclimater : nouveau rythme, nouveau climat, nouvelle nourriture, etc. Ils sont pas mal collés à nous ! Après la première nuit à Dar, on a quelques démarches à faire. Acheter les billets de train pour la ligne Tazara entre Dar et New Kapiri Mposhi : grande gare vide (1 train par semaine), guichet dans un coin, tickets manuscrits 🎫, échanges de numéros WhatsApp pour les infos lives du train. Et paiement en cash uniquement, on le savait mais on avait la tête un peu à l’envers. C’est donc reparti pour quelques bouchons jusqu’au distributeur le plus proche 🏧. Passé cette formalité, on a les billets en cabine première classe, 40€ par personne pour 48h de train ! 💵
Petit tour en taxi pour manger au marché aux poissons, les enfants s’endorment au dernier virage… raté ! On achète les billets de bateau pour aller à Zanzibar 🛳️ le lendemain et on rentre à l’hôtel. Les enfants ne tiennent pas en place, on part se promener. Il fait chaud mais il y a de l’air, on transpire mais c’est soutenable. En marchant avec Eliott porté sur la hanche, Estelle capte qu’une dame se moque en l’appelant babouin. Elle lui fait les gros yeux et toutes les copines se mettent à rire ! La dame ne savait plus où se mettre 😁 Pour finir de dépenser l’énergie des enfants, on va dans une aire de jeux intérieurs au dernier étage d’un centre commercial. Pour 5€, journée illimitée avec en plus des dames qui sont là pour jouer avec tes enfants. Autant dire que le nôtres ne les ont absolument pas laissées s’approcher … ces sauvages (les enfants).

Vendredi 21 août, on passe aux choses sérieuses. La traversée en bateau pour Zanzibar 🐠 est prévue à 9h30, on est en place à 8h30 pour le marathon du port. Contrôle des passeports et billets, enregistrement des gros sacs, contrôle de sécurité, vérification de l’assurance obligatoire, dépose des sacs dans les chariots, re contrôle des billets 🛂 puis direction la salle d’attente pour étrangers ! Les non-résidents paient 2 fois plus cher que les locaux, ils ont donc le droit d’attendre leur embarquement prioritaire dans de gros sièges en cuir !
Après avoir refusé les services des porteurs, guides, chauffeurs de taxi ou bateau, on marche 15 minutes pour trouver l’hôtel assez facilement. Et c’est tant mieux, vu le dédale de ruelles de Stone Town ! Les enfants sont de nouveau survoltés 🥴. J’en prends un pour se promener, KO en 30 minutes, 1/2 ! C’est parti pour le second, KO en 15 minutes, 2/2 ! Bon, par contre, je fais 3 tours du quartier par ce que je me perds et je tourne à chaque fois au mauvais endroit … 15 minutes de plus. Je dépose le paquet dans son lit pour un peu de repos bien mérité !
Le soir, nous allons voir ce que donne le front de mer. Quelle surprise, plein de stands s’installent pour cuisiner sur la place 🥙. On se régale de shawarma, épis de maïs grillé, brochette de crevettes ou pain de noix de coco. Bien qu’ayant commencé le repas par une glace (…), on trouve du lait et des yaourts dans en épicerie sur le retour, royal !

Ce samedi matin, ce sont des trombes d’eau qui s’abattent sur Zanzibar city. Le bruit est impressionnant, le linge étendu dehors … trempé 😬 ! Le petit déjeuner de l’hôtel est très copieux, les fruits sont délicieux. On y reste un peu pour laisser passer la pluie … elle ne passe pas. À la première « accalmie », c’est parti. Il pleut encore mais … on n’est pas en sucre !

Des vendeurs ambulants proposent parapluies et capotes de pluies mais on est équipés ! Sacha se demande bien pourquoi ils nous en proposent alors qu’on a nos imper ! Pause à 11h30 dans un bel endroit. C’est un café bibliothèque ouvert sur les ruelles et une belle végétation. Bon la bibliothèque manque de livres avec des images par contre ! On se régale et c’est toujours autant la galère pour l’antipaludéen avec Eliott. Sacha a pris le pli, le cachet sur la langue, une rasade d’eau et un coup sec de la tête en arrière ! Le petit frère ne s’y fait pas encore, il faut ruser … un peu caché dans une pâte, un peu dans un morceau de poulet, un peu dans un gâteau !

L’averse est enfin passée en repartant. Il faut quand même traverser quelques marres et torrents. Les enfants s’endorment dans nos bras, on rentre illico à la chambre. Réveil d’Eliott pour la prière de 16h, la sieste a été bonne ! Le soir promenade dans de nouvelles ruelles de la ville puis repas de nouveau au marché du parc Forodhani. Arret obligatoire pour observer les joueurs de foot qui jouent avec une ligne de touche bien sympathique : l’Océan Indien !

Des zanzibarites voulant exercer leur français viennent taper la discute, Sacha semble ravi de pouvoir parler à d’autres personnes que ses parents ! Avant de rentrer se reposer, les loustics veulent faire une escale dans un kiosque où d’autres enfants s’amusent. Les battles de danse proposés par une jeune fille ne prennent pas, dommage !

Le rythme commence à rentrer. L’ambiance sur Zanzibar est bien plus agréable et moins pesante qu’à Dar Es Salaam. Les gens sont souriants, ils s’amusent à lancer des « karibu », « hakuna matata » ou « djambo » avec le sourire. Ils font des checks aux enfants, leur demandent si ils vont bien et ils se mettent à répondre ! On est de plus en plus à l’aise, c’est agréable comme sensation !
Un bien fou de vous lire. ❤️
vous allez trouver votre rythme j’en suis sur !!
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Merci , Vous nous faite vivre votre aventure j adore je vous aime fort 😍😘
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vous arrivez bien à nous restituer l’ambiance du voyage autour de vous et entre vous
continuez c’est super !
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