Bien que l’article précédent soit bien plus long que ce que nous avions l’habitude de publier jusqu’à maintenant, il nous reste beaucoup de choses en tête. La semaine a été extrêmement dense, difficile de tout se remémorer et de tout écrire en une fois. Quelques photos s’étaient aussi cachées dans les entrailles de nos téléphones ! Ce second article est l’occasion pour nous de prolonger encore un peu plus les émotions fortes vécues dans les parcs du nord de la Tanzanie.

Il y a le lodge-camping « foot on africa », où nous avons passé 2 nuits, en haut d’une montagne, on passe une grande bananeraie et une jolie rivière pour le rejoindre. Nous campons dans cet endroit magnifique, avec une herbe qui donne envie d’enlever ses chaussures, et une piscine débordante tout en haut. La douche et les WC communs sont propres, on trouve de l’eau chaude. Seul point négatif : il y avait des moustiques … L’endroit est juste magique, et c’était super d’y faire escale à deux reprise !

On s’est senti si chanceux d’avoir un cuisinier avec nous… Et surpris de ce qui peut être préparé au fond de la brousse : frites, pizzas, popcorns et pâtes ont côtoyé riz, salade, chapati, crêpes et fruits frais. Comment Innocent fait-il avec une seule petite glacière ? On n’a pas percé tous les mystères, mais on a été bluffés ! Innocent nous racontait qu’il est capable de cuisiner seul pour un groupe allant jusqu’à 15-20 personnes. Alors notre famille doit être bien facile pour lui !

Avant de vivre cette expérience, nous nous demandions si nous saurions apprécier les moments auprès des animaux sauvages. On ne savait pas vraiment si on serait à l’aise sans se sentir au milieu d’un zoo géant. Même la porte d’entrée des parcs nationaux ressemble à l’entrée de Planète Sauvage près de Nantes. À moins que ce ne soit l’inverse ? Au final, à plusieurs reprises, on s’est bien dit que c’était unique. Rien à voir avec les réserves animalières qu’on a pu visiter auparavant. Au-delà de l’espace quasi infini dont disposent les animaux, on sent la présence d’un écosystème. Quand un prédateur rôde, tous les herbivores sont aux abois, en alerte pour éviter d’être le prochain à passer à la casserole. Il y a aussi les charognards qui sont toujours à proximité… mais pas trop quand même ! Ils observent, suivent de loin tentent des approches … Tous se guettent dans une tension palpable. Quand on observe un buffle ou une girafe, il y a les oiseaux qui volettent autour, les papillons en premier plan. Les éléphants sont toujours en mouvement, sur d’immenses espaces, … Pour nous, c’est un feu d’artifice de sollicitations. Il y a des actions dans tous les sens. C’est comme si nous étions au milieu d’un film d’action ! Sauf que c’est la nature qui nous offre le spectacle. Car des humains ont choisi d’arrêter de chasser sur ces immenses territoires. Mais aussi de préserver ces écosystèmes fragiles.

On vous a peu parlé de la poussière : pourtant elle a été présente tout au long du safari. Les pistes sont sèches, la poussière est fine, le toit reste ouvert toute la journée, il y en a partout en fin de journée. Même si Silver fait attention de garder ses distances avec les autres, il peut arriver que nous suivions un autre véhicule sur plusieurs kilomètres. Médy et Sacha, qui restent souvent debout par le toit ouvrant, sont bien contents d’avoir leur tour de cou pour se protéger la bouche et le nez. Après plusieurs douches, on en trouve encore dans des coins d’oreille ou de nombril ! Pour les cheveux longs, je conseille une bonne tresse !

La grande proximité sur toute la journée n’a pas toujours été facile pour nos deux polissons. Mais il y a eu de nombreux grands moments de complicité. Sacha était heureux de montrer tout ce qu’il voyait à son frère. Eliott développe son langage de façon très chouette. Il sait compter jusqu’à 10 en swahili, alors qu’il ne le fait pas encore en français ! L’interro-négative qui n’attend pas de réponse « on n’est pas bien là ? » est beaucoup utilisée par ces joyeux coquins !

Pouvoir se lever dans le 4×4 est un réel plaisir. Les enfants se sentent comme dans un manège quand Silver prend de la vitesse sur les pistes. Nous pouvons observer l’horizon et le bosquets en quête d’animaux.

Quel bonheur d’être le premier ou la première à débusquer une bête cachée. Un signe au ou du chauffeur, sans trop de bruit pour ne pas la faire fuir, et à nous le spectacle ! Être les premiers signifie de profiter seul pendant quelques minutes. Et summum du luxe, dans le silence si les enfants dorment ! … Texte écrit pendant qu’Eliott joue au ballon dans le salon de la guesthouse en claquant la porte à chaque fois qu’il entre et sort … Revenons à nos (gros) moutons ! Nous nous retrouvons ainsi à observer seuls une lionne qui cherche sa prochaine victime. Elle monte sur une termitière, s’assoie, tourne et retourne … On s’émerveille de « peu » !
Mais aucun des tanzaniens et tanzaniennes avec qui nous en avons discuté n’ont profité entre amis ou en famille de ces lieux grandioses. On mesure le décalage entre notre chance et leur vie difficile : voyager en Tanzanie, pour eux, c’est toujours pour le travail ou les événements familiaux. On a croisé pas mal de bus scolaires dans les parcs les plus proches des villes. Il est possible que la jeunesse locale en profite plus. Pourtant il y a toujours énormément de gentillesse et d’envie de partager leur quotidien et leurs pistes pour l’améliorer. On est heureux de ne pas avoir pris de nuit dans les lodges dont l’emplacement et la déco semblaient vraiment privilégiés. Mais aussi, où nous nous serions sentis encore plus en décalage.

merveilleux complément à ton premier reportage. Nous en prenons plein les yeux nous aussi et voir les enfants si heureux, c’est tout simplement magique et magnifique. Bonne continuation à vous. Des bisous.
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wahouuuu ! Magnifique !!
merci du partage ! Cest top !
gros bizzoux 🥰🥰
nous nous revenons d’une cousinade 🎈🥳pas vraiment le meme trip … quoi que …nous zavons croisé des fars bretons sauvages 🤣🤣
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supplément 1 🙃pas zencore vu de traces non plus de Céline Dion, ni de Léon.
@ à suivre …
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