La vie est douce à Jambiani ! Nous avions réservé 6 nuits dans un hôtel en bord de plage. Dès les premières minutes, on sent qu’on va y être bien. Il faut dire que le cadre est idyllique. Une plage de sable blanc, une eau turquoise, de jolis bateaux de pêche en bois qui somnolent, des cocotiers, des fleurs multicolores, etc. Ici, le rythme change … On se cale sur les horaires de marées : baignade impossible quand l’eau se retire à plusieurs centaines de mètres.

Nous avons la chambre Jua, soleil en swahili. Une grande moustiquaire et deux ventilateurs. Pas besoin de clim, il y a toujours un peu d’air pour éviter la surchauffe. La piscine trône au milieu des lieux, des balançoires, banquettes, hamacs, poufs et transats sont dispersés un peu partout. « Elle a la forme d’un tee-shirt » s’exclame Sacha ! Au milieu de la cabane toilettes du bord de plage : un cocotier. « Pourquoi ils l’ont fait pousser là ? » s’étonne Sacha. Des cocotiers, il y en a un peu partout. Il arrive qu’un employé y monte pour décrocher celles qui menacent de tomber. Sacha est choqué du bruit qu’elles font en tombant sur le sable. Il lui faudra une bonne journée pour passer en dessous de nouveau ! Les chambres sont en retrait, autour d’un bel espace à l’ombre d’arbres aux feuilles immenses. Pour y jouer : des ballons, un frisbee et un filet de volley.

Sacha est ravi de rencontrer une famille française avec deux sœurs de 8 ans qui ont la patience de l’écouter. Ils jouent aux cartes, font des mots mêlés ou s’amusent dans le sable. Les parents me paraissent très rigides au sujet du bruit tellement ils disent chut aux filles. Je me dit qu’il ne vont pas être déçus avec nos deux énergumènes ! Je comprends finalement qu’un petit frère écrase complément sur une banquette. Vu la durée de la sieste il devait vraiment en avoir besoin … d’où le contrôle stricte du niveau sonore par les parents !

Premier jour au paradis : repos et balade sur la plage. C’est en trainant au bord de la piscine que nos réflexes sont mis à l’essai. Tout d’abord, le soleil tourne à l’envers (!) Oui, dit comme ça on se croirait dans un Astérix ! Mais ce détail a son importance quand on veut choisir un endroit qui restera le plus longtemps possible à l’ombre. La trajectoire du soleil dans le ciel s’écrase au nord… pas au sud comme chez nous ! Ce qui vient de paire, c’est que la mousse pousse sur le flanc sud des arbres… rien ne va plus ! Il nous faut encore quelques choix d’emplacements peu judicieux pour prendre le pli. Au resto comme au petit déjeuner de l’hôtel, on prend aussi le pli du pole-pole. On ne se presse pas, on attend, ça n’a rien de personnel ! Le tarif minimum : 1h d’attente.

Second jour au paradis : Kuza cave. Après le petit dej, on sort sur la route pour tenter le trajet en tuktuk. On ne fait pas 50 mètres qu’on en croise un qui accepte de nous embarquer. On parlait déjà de l’endroit dans l’article précédent. Après le concert de djembés, on rejoint la route principale à pieds. Sacha chante la chanson apprise dans la ferme d’épices. Il est suivi par un artisan en haut de son poteau en béton. Large sourire, « karibu sana », pouce en l’air, on continue le chemin avec du baume au cœur !

Troisième jour au paradis : Jozani forest. À 30 minutes de route, cette fois-ci, c’est le taxi. Il nous attend après le petit déjeuner (pendant lequel je me fait piquer un morceau de gâteau par un corbeau…) pour aller dans cette forêt tropicale. Sur le chemin, les enfants s’écrient Tuktuk à chaque fois qu’on en croise un … autant dire qu’ils le répètent beaucoup … Beaucoup … BEAUCOUP ! La visite dans la forêt est guidée, notre guide s’appelle Maria. Au bout de quelques pas, des singes bleus nous surveillent arriver. L’un d’eux se gratte le bras comme un humain. Eliott n’en revient pas « il se grattouille ? » ! Mais la spécificité de cette forêt, ce sont les colombes roux. On avance donc encore un peu pour tenter d’en observer. Après s’être enfoncés dans la forêt, ça y est. Quelques spécimens sont tout autour de nous. On est rapidement interrompus par Sacha qui se met à crier quand une fourmi lui monte dessus. « Tu vas pas chouiner pour une fourmi quand même ? » lui assène une française … c’est alors qu’elle se met à danser en criant à son tour ! Les fourmis mordent ! Et on a eu la bonne idée de se poser sur leur passage. Avec Sacha dans les bras, j’ai quelques difficultés à me défaire de celles que j’ai embêté. Coincées dans ma chaussure, elles restent bien accrochées les coquines ! Sur le reste de la promenade, l’aimable compatriote appelle les singes en caquetant et secoue les arbres où ils sont installés. Une chouette personne ! Au cinéma elle pourrait bien avoir un singe en laisse chez elle.

Après le tour en forêt, une colonne de taxi attend sur la piste pour aller voir la mangrove. La marée est basse et on voit bien toutes les racines. C’est sympa de se balader sur la passerelle en bois. Eliott n’est pas vraiment rassuré quand on croise des crabes qui nous regardent. Sur la fin du parcours, on passe à côté d’arbres à papayes. On dit des papayers ?! En tous cas, ils sont bien rigolos avec leur grand tronc et deux feuilles au sommet pour abriter de gros fruits.

Quatrième jour au paradis : après l’aperçu de la veille, on aimerait bien faire une balade en canoë dans la mangrove. Comme la veille la marée est basse le matin, nous irons donc faire ça en fin d’aprem. Ça tombe bien, à l’endroit qui nous est recommandé, il y a une belle plage pour apprécier le couché de soleil. Avant cela, une petite démarche qui attendait depuis l’arrivée en Tanzanie : l’achat d’une SIM locale. On fait ça dans la petite boutique « Shaban’s shop » avec Eliott. Ça se fait plutôt facilement et je reçois des dizaines de sms en swahili direct. Les enfants demandaient une balade en Tuktuk depuis le réveil … Nous allons donc nous promener en fin de matinée sur une plage de Jambiani un peu plus au nord. Le chauffeur est un rapide, il fonce dans les virages et dans les pentes. Sur la plage, on aperçoit au loin le nuage de kites à kite surf du spot de Paje. Et plus proche de nos pieds, des milliers de crabes qui se cachent dans le sable quand on s’approche. Étonnamment, Sacha n’en a pas peur alors qu’Eliott reste à une distance honorables. Ils sont vraiment très nombreux c’est rigolo.
Comme le Tuktuk est la nouvelle passion des enfants, on se rend au départ du canoë en … Tuktuk ! Celui-ci est vert, ça plaît beaucoup aux joyeux passagers. Ils ne voient pas vraiment la couleur du trajet en s’endormant dès les premiers coups de gaz… dommage, au programme : chantiers, tractopelles et bulldozers ! Plus on s’approche du bout de la presqu’île, plus la piste se resserre. Sur place, l’ambiance est très cool. Dans la mangrove, notre guide rasta est en paddle et nous avons un passager chacun entre les jambes. Sacha veut pagayer comme un grand et Eliott veut ramasser toutes les feuilles qui flottent. La balade est très agréable, il y a tellement des chemins différents qu’on ne croise quasiment personne. Une fois revenus au pointj,nn de départ, on profite de la jolie plage en regardant le soleil se coucher. Pour profiter du spectacle, on achète des noix de cajou à une vendeur ambulant et on commande une noix de coco plus un coca au bar du loueur de canoës. Je me rend compte qu’en fait, tout le monde plane ici. Le gars du bar ne tourne pas autour du pot (!), il compte à voix haute : 5000 + 3000, it’s gonna be 10 thousand. Tous les clients sont stones, bien installés sur les banquettes. La vie est détendue ici !

Cinquième jour au paradis : hair cut et détente. Journée tranquille, c’est le bon moment pour se faire couper les cheveux et raser la barbe. Ce jour là, on ne fait pas grand chose. On profite de la mer, de la piscine et on surveille les corbeaux qui lorgnent sur notre goûter. Les enfants sont quand même un peu tristes de ne pas faire de Tuktuk… Le soir, nous mangeons chez les ZADistes, un jeu de mots avec Zad East. Dans le resto, des drapeaux bretons que Sacha repère dès notre arrivée. Au clair de lune, on retourne à notre chambre en dansant, courant et en jouant avec les ombres.

Cet après-midi, nous partirons au sud de l’île. Direction Kizimkazi et ses rochers gorgés de poissons colorés. Sacha nage de mieux en mieux, il enlève de plus en plus ses brassards. Il nous faudra sûrement trouver un masque pour profiter des fonds marins de cette prochaine étape.
Tres beau reportage sur ces 5 jours. Belles rencontres, la nature et les animaux extraordinaires. Bonne suite de voyage. Des bisous. 😘
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La on s’approche déjà plus des vacances du commun des mortels 😉
Mdr le soleil au nord, en Calédonie je m’étais dit que notre maison aurait une exposition parfaite au sud… Perdu ! (La vue mer était au sud, tout n’était pas perdu 😉
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On commence en douceur ! C’est pas mal du tout la douceur, je recommande !
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