On parlait de paradis dans le dernier article, c’est pourtant au vrai paradis que nous passons 3 nuits au sud de l’ile : promised land. Le nom de notre lieu d’hébergement ne ment pas. Cuisine délicieuse. Jeux sous les cocotiers. Kayaks en libre accès. Lits sur balançoires transformables en bateaux de pirate dans les yeux de nos enfants. Et de l’espace dans notre petit studio isolé. On teste les moustiquaires pour chaque lit, les enfants s’y endorment plutôt bien, mais on se retrouvera à 4 dans le grand lit chaque nuit 🙂

C’est dans cette partie de l’île que se trouvent quelques attractions des plus prisées : dauphins, resto sur un rocher, fosses à tortues, parties de pêche, etc. On se souvient des quelques règles écrites sur la porte de la chambre à Jambiani pour respecter l’esprit paisible de l’île, sa faune, sa flore et ses habitants. Parmi elles, l’usage de couvrir ses épaules et genoux dans les villages. Ou encore, éviter les sorties dauphin, tortues et le Jet ski.

Pourtant, c’est dans ce même hôtel de Jambiani que plusieurs personnes nous ont parlé des fosses souterraines où se trouvent des tortues. Tout le monde nous a dit que c’était très très chouette. En effet, une fois passé l’espace où on paye l’entrée, le jeune homme qui nous accompagne nous donne quelques règles : surtout, ne pas pousser les tortues. Les oiseaux qui volettent de branches en nid attirent nos regards vers ce trou / cette grotte très belle.

Le moment est magique quand on s’écarte du ponton plein de touristes. Calme et douceurs, observation appaisée qui laisse le temps de voir un gros crabe, des poissons et des chauves souris. On a parfois un peu peur de se faire mordiller, quand un bout d’algue s’accroche a notre maillot par exemple. On peut rire des selfies maquillés / stringués, même si en réalité, beaucoup sont impressionnés ! Les tortues seraient sûrement mieux en liberté. Nous n’en discutons pas quand on remonte à la surface de la grotte. Le guide est un peu gêné qu’on ait vu les chauves souris. Mon anglais n’est pas assez bon pour le rassurer complètement, sur le fait que je trouve fabuleuse cette grotte, avec tous les habitants qui s’y trouvent, chauves souris comprises.

On se demandait : va-t-on voir les dauphins ? Mais franchement, pas envie de se retrouver avec plein de monde, du bruit, et de les déranger plus qu’ils ne le sont déjà. Balades à la plage, découverte du sentier et de notre lieu de vie nous suffisent. On aurait pu ne pas aller jusqu’à la plage encaissée dans les falaises, mais le bonheur des garçons en tuk tuk vaut toujours le coup !

Mercredi, c’est mon anniversaire, j’ai la surprise au petit déjeuner d’un 🎶 Jambo Bwana 🎶 magnifique par les femmes et un homme du restaurant : c’est une très jolie attention ! Le reste de la journée est aussi intense : 30 minutes de marche sur le sentier jusqu’au dala-dala, interceptés par au moins 5 conducteurs de taxis. Mais pourquoi veut-on prendre le dala-dala franchement ? Pour l’aventure !

L’aventure commence en attendant le dala-dala. Quatre ou cinq bus 326 attendent en bord de route, c’est bien eux qui font Kizimkazi – Stone Town. Des gens attendent à l’ombre, d’autres jouent au billard. Dans l’un des bus, un monsieur fait la sieste. C’est lui qu’on doit prendre ? Il n’a pas vraiment l’air prêt à partir ! Personne n’a l’air prêt à partir … pole-pole nous rappelle quelqu’un à qui Médy demande des infos. OK, on s’assoit sur un banc pour manger une banane. Nous avons la chance de tomber sur l’heure de sortie de l’école d’enfants de l’âge de Sacha. C’est Eliott et Médy qui lancent la partie de foot avec une bouteille de plastique dans le bas côté de la route passante. Une bonne dizaine d’enfants rigolent, se disputent la bouteille, se font des passes et quand Eliott boude parce qu’il n’a pas assez le « ballon », ils lui en ramènent un autre puis un autre, c’est le bonheur ! Une petite fille vient me taper dans les mains et rejoint les garçons au foot !
Super cette dépense d’énergie avant le dala-dala. Un 326 arrive en trombe et jouant du klaxon avec frénésie. Le monsieur du pole-pole nous dit que c’est lui qu’on doit prendre. Médy a juste le temps de faire faire pipi à Eliott le temps qu’on charge les affaires et c’est parti pour 2h sur des sièges moelleux mais étroits… Sacha somnole en regardant le paysage, Eliott écrase. Ce dala-dala fonce à toute allure. Sur un passage, il doit atteindre les 110 km/h avant de piler devant d’énormes trous. Un tuktuk pour rejoindre la gare de dala-dala suivante, achat de quelques trucs a grignoter, re pipi pour les enfants et c’est parti pour le deuxième dala-dala. Cette fois on est 5 (+ Eliott) sur 3 places et 1 strapontin. Sacha s’endort à l’arrière dans les bras d’une dame sympathique. Eliott est excité comme une puce et voudrait tout voir et sauter de genoux en genoux alors qu’on peut difficilement bouger !
A la descente, ce sont des taxi moto qui nous attendent et… on dit oui ! Le mien prend mon gros sac devant lui, Eliott devant moi… J’en mène pas large, Eliott fait le bruit de la moto, et quand il voit Sacha devant sa moto, assis sur le réservoir, il crie wahouuuu !

On est un peu déboussolés en arrivant devant l’entrée de notre hébergement… Quand on demande si l’entrée est par ici, la dame nous demande si on a une réservation. Pas sûrs qu’il y ait beaucoup de touristes qui arrivent en Dala-Dala + moto dans ce complexe touristique : entrée grande comme une église, rivière-fontaine pour aller jusqu’aux chambres (faut que j’envoie la photo à Aurélien !), mini-piscine privée à 50 m de la grande piscine commune, elle même équipée d’un bar et d’une pataugeoire… Sacha et Eliott sont en moment de folie, envie de courrir partout (après le dala dala où aucun mouvement n’était possible ou le retour d’émotion de la moto taxi ?!).

Après avoir posé nos affaires, s’être rincés dans la piscine privée, avoir essayé la grande piscine et la pataugeoire on part voir la mer. Là, Eliott reprend mon expression « c’est quoi cette folie » à plusieurs reprise : – devant les acrobates – danseurs, devant les scooter des mers et leurs « incroyables » voitures des mers…, devant le barman jongleur, le DJ, la piscine multicolore, … Et il ne l’a pas dit mais il regardait de manière surprise les corps embellis de maillots extravagants, tatouages et bijoux. Un autre monde. Mais comme le remarque Sacha, il y a toujours des cocotiers et leurs noix de coco, du jus d’ananas et un feu de soirée ❤

Eliott essaie d’improviser un foot bouteille avec la seule bouteille en plastique du coin sur la plage, ça ne prends pas du tout ici, tant pis, il s’amuse bien tout seul, et les regards des employés sont très bienveillants 🙂

Le lendemain c’est la retrouvailles avec le fromage blanc que Sacha célèbre. Ça donne de l’énergie pour longer la plage jusqu’au village. 4 km à pieds, même pas peur. La noix de coco se vend à 10k (après négociation), plus de 3 fois notre prix habituel. C’est ça le tourisme de masse, ça augmente le cours de la coconut. Ici, les vendeurs de plage proposent deux choses en plus des noix de coco et des noix de cajous : des litchis et des chips !

On se permet de kiffer le resto et la belle chambre. Mais une journée, 2 soirs, 2 matins, 2 nuits, ça nous suffit pour savoir qu’on préfère largement ce qu’on a vu partout ailleurs sur cette belle île principale de l’archipel de Zanzibar !
Le paradis sur terre 🤩❤️
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