Du réconfort à Arusha

Après la déception de n’avoir pas pu prendre le train entre Dar Es Salaam et Arusha, la journée de samedi est assez difficile. Les enfants ayant bien dormi dans le bus, sont en pleine forme ! Nous on est crevés et a bout de nerfs. L’écrin de verdure de notre hébergement est appaisant : moutouchi, arbre du voyageur, bananiers, … En fin d’aprem, on va se promener pour prendre l’air. Ce sont les grands arbres aux petites fleurs violettes qui ravissent Estelle. Le soleil est en train de descendre, on aperçoit le mont Meru qui surveille la ville, les tuktuks animent les rues. Il y a même un temple hindou doré au coin de la rue. Les questions de Sacha sont rigolotes. Il vient de lire des Astérix dans la bibliothèque de l’hôtel. Il se demande donc si les indiens ont vraiment existé : « Est-ce qu’ils existent encore ? », « Ce sont des personnages fictifs les indiens ? », etc. Cette sortie fait du bien avant de retourner manger et vite aller se coucher !

« Il est à qui ce château ? »

La nuit est réparatrice. Nous partons un peu avant 10h le dimanche pour découvrir le marché central d’Arusha. Evidemment, on y va en tuktuk ! Les enfants se battent pour être à la fenêtre. Pas facile de respecter l’interdiction de sortir la tête ! Ils voient bien tous les autres véhicules les frôler, mais c’est plus fort qu’eux… Pour limiter les bagarres, on a scellé un deal ! Celui qui n’est pas à la fenêtre a le droit de payer la course. Pour le moment, ça fonctionne assez bien !

Les rues d’Arusha sont animées

Le marché nous en met plein les yeux et les narines. On trouve de tout, chaque recoin a sa spécialité. Les couteaux, outils et rémouleurs par ci, les épices par là, les fruits et légumes ici, les poissons là bas, en passant par les volailles ou graines sèches. Tout le monde nous sourit, fait des checks aux enfants ou veulent les prendre dans les bras (elle est pas née celle qui arrivera à les attraper…) ! « Membo » -> « Poa » ; « Jambo » -> « Jambo, Jambo » ; « Karibu (kaka en option) » -> « Asante (kaka en option) » ; « mais, vous parlez swahili ?! » … 😁 Loin de là mais ça fait chaud au cœur de voire ces sourires si sincères ! Il y a aussi quelques échoppes de confection de vêtements. À la couturière qui cravache devant, on demande si elle fait aussi des réparations. Le patron nous indique le coin où aller, de l’autre côté de la rue. Ils sont des dizaines à réparer tout ce qui peut se réparer en continu. Estelle est enveloppée d’une étoffe maasaï pour retirer sa jupe. Et c’est parti, la réparation est exécutée avec dextérité en deux temps trois mouvements sur une belle machine à coudre à pédales. Par la suite, on mettra bien une minute à retrouver l’endroit de la reprise tellement c’est bien fait. On paye, beau sourire, puis c’est reparti pour rafistoler une housse de banquette !

Ça défile chez les couturières

Au fond d’un immeuble, on suit les recommandations pour essayer un restaurant indien. On se régale et en plus, il y a une figurine d’un tuktuk bleu. Les préférés d’Eliott en ce moment ! La mission qui suit : battre le fer tant qu’il est chaud ! Direction la gare pour collecter un maximum d’informations. Tous les bureaux sont fermés, mais les portes restent ouvertes. Un monsieur nous donne tous les renseignements dont nous avons besoin. Retour à l’hôtel… en tuktuk ! Eliott dort comme un loir et ne voit pas passer le trajet. Après avoir pris le goûter au bord de la piscine, il nous semble important que les enfants se dépensent. Il y a une mégalopole aire de jeux dans un centre commercial à l’autre bout de la ville. On y trouvera peut être un barbier pour aller en safari bien rasé ? Les enfants s’amusent comme des petits fous, je me fait raser la barbe et nous rentrons en tuktuk bleu. Sur le retour, c’est festival. Engins de chantier pour les enfants, coucher de soleil sur le mont Meru pour les adultes.

La vue du tuktuk bleu

Le lundi, nous sommes réveillés par des singes qui se courent après sur le toit en tôle de notre hébergement… Dès le réveil, Eliott veut aller à la grille pour voir si des tuktuks passent par là ! Sur les coups de 9h à nouveau, nous partons marcher le long de la rivière repérée la veille. On longe de petites parcelles de cultures, on observe un martin pêcheur et un rapace qui guettent. Sacha est déçu que personne ne sache siffler fort dans la famille, ça nous permettrait de rappeler les tuktuks qui nous ont raté. Pendant la sieste du petit frère, Sacha et Estelle se mettent à des exercices. Au programme du jour, des additions et de l’écriture en attaché. Nous passons le reste de la journée entre piscine, comptage de tuktuks et passes au foot.

Belle verdure en pleine ville

La ville d’Arusha nous a fait oublier les déboires du trajet de vendredi/samedi. La tristesse est mise de côté. Les sacs sont presque prêts, on a rendez-vous demain à 8h pour partir en safari !

3 commentaires sur « Du réconfort à Arusha »

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