Certains l’auront de suite compris, nous n’avons pas pris le train pour Arusha, et nous devons gérer une déception assez forte. On sait qu’on ne prendra sûrement jamais ce train dont on avait rêvé.
On en prendra d’autres, on est arrivés à Arusha, il ne nous est rien arrivés de grave, donc on mesure notre chance. Mais la déception est toujours là. Les photos de cet article ont presque toutes été prises par Sacha !

Plusieurs étapes se sont enchaînées rapidement.
L’annonce : nous arrivons plus de 4h avant le départ à la gare. Mais le monsieur très gentil, nous annonce que le train est déjà parti. En anglais. On ne comprends pas. 8:30 PM. On a demandé plusieurs fois pour confirmer l’heure de départ. Comment est-ce possible ? Les enfants sont exités d’être a la gare, veulent le gouter, jouer au ballon avec d’autres enfants… Médy part avec le monsieur pour comprendre l’incompréhension.

L’explication : en Tanzanie, l’heure commence à 6h. 8:30 mchana (soit l’après midi, qu’on avait traduit en PM) c’est donc 14h30. Pas 20h30. En tant que touriste, en 4 semaines, c’est la première fois que nous sommes confrontés à cette heure Tanzanienne, même si on l’avait lu dans le routard, on l’avait oublié. Dans les taxis ou tuktuks avec écrans, l’heure ne correspondait jamais à notre horloge non plus. C’était un indice mais on pensait juste qu’elles étaient déréglées après des coupures de courant.
La recherche de solution : rejoindre le train où il se trouve pour le prendre en cours de route ? Le prendre vendredi prochain et décaler notre safari ? Avoir un geste commercial pour en prendre un au retour ? Prendre un avion ? Prendre un bus ? Dormir à Dar pour gérer l’urgence au calme ?
La gestion de l’urgence : il est 17h, il nous faut choisir entre trouver un hébergement pour ce soir ou partir ce soir pour arriver à Arusha demain malgré tout. Le directeur nous aide un peu dans ce choix et nous trouve un tuktuk qui nous aidera à trouver un départ ce soir, avec une compagnie de bus fiable. On fait confiance. Après un trajet de 30 minutes dont 10 de recherche à plusieurs comptoirs, on réserve nos billets pour ce soir, 20h30 (arrivée prévue entre 6h et 7h) plutôt que 18h30 (arrivée prévue à 5h, et pas de places à côté). Cela nous laisse le temps de manger avant de partir. Médy contrôle l’heure 4 fois avec l’agente d’accueil. Qui nous mettra dans le bus à 19h45, le bus partant au final à 20h.

La rumination de l’échec : les enfants aident à rendre très claires les explications de l’échec (le 5 pourquoi, vous connaissez ?) : le train est parti sans nous, parce qu’on est arrivé trop tard, parce qu’on avait mal compris l’heure de départ, parce qu’on avait oublié l’existence de l’heure tanzanienne, parce qu’on est des touristes. Il n’y a pas d’autre train. Nous aussi on est très déçus. On va trouver une autre solution. Oui, il reste des biscuits et des noix de cajou. Mais dans nos têtes d’adultes qui ne savent pas rester sur le moment présent (on ne peut changer le passé), il y a tout ce qu’on aurait pu/dû faire pour éviter cet échec. Et ce qui aurait été différent si on avait pris ce train, à 14h30. C’est inutile, douloureux, mais difficile à passer cette étape !
L’acceptation : nous sommes finalement arrivés à 11h à Arusha, le dos en compote pour Médy, et peu d’heures de sommeil pour les deux adultes. Les dessins animés et méga travaux sur le chemin ont occupé les enfants sur la matinée. On n’a réussi à ne rien perdre malgré un changement de bus surprenant à 21h (on avait contrôlé l’heure, mais pas le lieu de départ…) Rien de grave, on s’est juste retrouvés tout a l’arrière. C’est moins confortable que les sièges normaux. L’hébergement est sympa, dans un joli jardin et une belle végétation. Il y a même une piscine bien que l’eau soit fraîche ! Avec l’altitude, le climat est bien plus frais ici. On sort enfin nos pulls et on voit les locaux sortir les vestes en laine de mouton. Les enfants sont passés à autre chose. On va se reposer et profiter des 2 jours pleins avant le départ en safari.

Le Retex : on aurait préféré faire un retour d’expérience d’un voyage en train de Dar à Arusha. Mais voici ce que nous retenons comme actions d’améliorations : apprendre l’heure tanzanienne, échanger le WhatsApp d’une personne de confiance, montrer nos billets au responsable de notre hébergement et échanger sur l’heure de départ. Accessoirement, vérifier l’heure ET le lieu de départ 😉

À la prochaine pour de nouvelles aventures.
Finalement après toutes ces differentes peripeties, tout est bien qui finit bien. Mais je comprends votre déception. Prenez le temps de relativiser et de vous reposer pour bien profiter de la suite.😘🥰
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» Akuna matata » qu’ils disaient …. 🙂
gros bizzouxx
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« akuna matata » qu’ils disaient 🙂
gros bizzoux mc
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